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Le mystère derrière la nomination dAugustin Kabuya chef du parti présidentiel en tant quinformateur à lAssemblée nationale RDC

En République démocratique du Congo (RDC), le président Félix Tshisekedi a désigné Augustin Kabuya, chef du parti présidentiel, comme informateur à l’Assemblée nationale. Selon les résultats provisoires des élections qui se sont déroulées la semaine du 20 décembre 2023, le parti d’Augustin Kabuya est arrivé en tête des législatives. Augustin Kabuya dispose de 30 jours, renouvelables une fois, pour mener ses consultations afin d’identifier formellement une coalition majoritaire à l’Assemblée en vue de la formation du nouveau gouvernement. Il s’agit d’un travail que mène déjà en coulisses l’intéressé depuis les résultats des élections.

Augustin Kabuya a affirmé devant les médias, le 7 février, juste après sa nomination : « Politiquement parlant, je suis l’informateur naturel du chef de l’État en tant que responsable n°1 du parti. C’est pourquoi j’étais obligé de faire ce travail avant même ma nomination ». Ce poste d’informateur revient logiquement à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti politique au nouveau Parlement, et donc à son chef, Augustin Kabuya, fidèle parmi les fidèles du chef de l’État.

Malgré une majorité très confortable pour la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la nation, qui occupe plus de 400 des 500 sièges de cette Assemblée nationale, la tâche ne sera pas si facile pour Augustin Kabuya. Son rôle ne consistera pas à trouver des alliés, car ils sont déjà présents, mais à clarifier les rapports de force qui vont conduire à la composition du prochain gouvernement. Il y a beaucoup d’attentes alors que l’on évoque plutôt un gouvernement resserré (moins de 40 postes). Pour rappel, l’Union sacrée au Parlement, ce sont plus de 400 élus, 40 regroupements politiques, avec deux grandes forces : l’UDPS et sa mosaïque avec 140 sièges et le nouveau PCR de Vital Kamerhe (environ 100 députés). « Il va falloir gérer les ambitions et elles sont nombreuses », rappelle le politologue Christian Moleka.

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