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Meurtre en Afghanistan Exécution publique de deux condamnés

Exécution Publique de Deux Hommes par les Autorités Talibanes à Ghazni

Les autorités talibanes ont procédé jeudi dans un stade de football dans l’est de l’Afghanistan, à l’exécution en public de deux hommes condamnés pour meurtre. Les deux hommes ont été abattus de plusieurs tirs dans le dos chacun par un soldat taliban, devant des milliers de spectateurs rassemblés pour assister à ces exécutions choquantes. Le chef suprême du pays, Hibatullah Akhundzada, a signé l’ordre d’exécution après que les deux hommes, Saïd Jamal et Gul Khan, aient été reconnus coupables du meurtre de deux individus en 2017 et 2022.

La Loi du Talion et les Exécutions sous les Autorités Talibanes

Les exécutions ont été ordonnées en vertu du principe islamique de « qisas » ou loi du talion, comme l’a confirmé la Cour suprême dans un communiqué. Ce n’est pas la première fois que de telles exécutions publiques ont eu lieu sous l’égide des talibans. Ces dernières années, des actes similaires ont eu lieu en 2021 et 2022, impliquant des condamnations à mort pour des cas de meurtre. Cette pratique rappelle la période entre 1996 et 2001, lorsque les exécutions publiques étaient monnaie courante sous le premier régime des talibans.

Les Défis de la Justice sous l’Autorité Talibane

Si les gouvernements pro-occidentaux avaient mis en place un nouveau système judiciaire en Afghanistan entre 2001 et 2021, alliant les principes islamiques et laïques, les autorités talibanes ont désormais pris le relais. Malgré la disparition de la corruption qui entourait l’ancien système, des préoccupations subsistent quant à la rapidité des décisions prises. Les exécutions et les châtiments corporels tels que les flagellations publiques continuent de susciter des inquiétudes quant au respect des droits de l’homme et à l’équité du système judiciaire.

L’Application de la Charia et les Restrictions Imposées

En novembre 2022, Hibatullah Akhundzada a instruit les juges d’appliquer intégralement la charia, notamment en ce qui concerne les punitions pour des crimes tels que le meurtre. Les autorités talibanes ont justifié ces mesures au nom de la loi islamique, soulignant l’importance du respect strict des codes et des enseignements religieux. Cependant, ces interprétations rigides de la charia ont entraîné des répercussions néfastes pour de nombreux groupes, notamment les femmes.

Conséquences pour les Femmes sous le Régime Taliban

Le retour au pouvoir des talibans a été marqué par une série de restrictions sévères imposées aux femmes, incluant l’interdiction de l’éducation au-delà de l’école primaire, la perte d’emplois dans le secteur public, et l’interdiction d’accéder à certains lieux publics tels que les parcs ou les gymnases. Ces politiques discriminatoires ont conduit l’ONU à dénoncer le gouvernement taliban pour sa politique d’« apartheid de genre » et pour les violations des droits des femmes.

FAQs:

1. Quels étaient les noms des deux hommes exécutés par les autorités talibanes à Ghazni?

Réponse: Les deux hommes s’appelaient Saïd Jamal et Gul Khan.

2. Quelle était la raison de leur condamnation à mort?

Réponse: Ils avaient été reconnus coupables d’avoir poignardé à mort deux hommes en 2017 et 2022.

3. Pourquoi les familles des victimes ont-elles refusé de gracier les condamnés?

Réponse: Les familles ont choisi de ne pas gracier les meurtriers conformément à la charia, la loi islamique.

4. Quel principe islamique a été invoqué pour justifier les exécutions publiques?

Réponse: Les exécutions ont été ordonnées en vertu du principe de « qisas » ou loi du talion.

5. Quelles critiques ont été soulevées à l’égard du système judiciaire mis en place par les autorités talibanes?

Réponse: Malgré la disparition de la corruption, des experts craignent des décisions trop hâtives.

6. Quelles restrictions ont été imposées aux femmes sous le régime taliban?

Réponse: Les femmes ont été privées d’accès à l’éducation au-delà de l’école primaire, aux emplois publics, et à certains lieux publics.

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