Scandale en Espagne La représentation érotique de Jésus fait polémique le mystère enfin révélé

Dans la ville espagnole de Séville, des groupes ultra-conservateurs critiquent une figure du Christ jugée « trop féminine » sur l’affiche officielle des célébrations de la Semaine Sainte. Ils ont recueilli près de 10 000 signatures et demandent le retrait de l’image « offensive ».

L’affiche, réalisée par l’artiste espagnol Salustiano García, représente le Christ ressuscité. Au niveau de sa taille, il porte un linceul blanc. Sur les réseaux sociaux, l’affiche suscite de vives réactions. Notamment, une association catholique ultra-conservatrice s’oppose à l’image, la jugeant sexualisée.

Une « véritable honte », c’est ainsi que l’Institut de politique sociale s’exprime. Cette organisation conservatrice défend les « symboles chrétiens », appelle à supprimer l’image « unnaturelle » et « féminisée » du Christ et exige des excuses publiques de la part de l’artiste. Selon l’organisation, l’image n’a rien à voir avec « l’esprit de la Semaine Sainte ».

Javier Navarro, le responsable local du parti d’extrême droite Vox à Séville, rejoint les critiques. Il qualifie l’affiche de provocante et déclare que l’image ne correspond pas à l’objectif pour lequel elle a été conçue, à savoir la participation pieuse des croyants.

Pour sa part, l’artiste condamne les réactions. Dans une interview accordée au journal espagnol ABC, il se dit « surpris » par les attaques et affirme avoir peint une œuvre « sympathique et élégante », par « profond respect » pour les croyants. « Ceux qui voient de la sexualité dans mon Christ sont malades », déclare l’artiste âgé de 52 ans, soulignant que le Christ était souvent représenté nu dans l’art classique. « Ceux qui ont un problème avec mon travail ont besoin de connaître l’histoire de l’art ».

Les socialistes au pouvoir en Espagne ont défendu l’affiche. Le politicien local Juan Espadas dénonce le caractère « homophobe et haineux » des commentaires.

En fin de compte, cette controverse met en lumière la tension entre l’art contemporain et la tradition religieuse, suscitant un débat sur la représentation artistique du divin.

Benjamin Lambert

Journaliste engagé depuis plus de 10 ans, Benjamin Lambert a consacré sa carrière à l'investigation et à la révélation des problématiques sociales majeures. Ayant contribué significativement à des médias réputés, il met désormais son expérience au service de BelgiumTribune.be, explorant des sujets captivants et éclairant des enjeux cruciaux de la société à travers ses articles percutants.

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