Révélations sur les accusations contre Assange aux ÉtatsUnis

Manifestation devant le tribunal de Londres
Les avocats de Julian Assange ont plaidé que les accusations portées contre lui ne sont pas politiquement motivées. La dernière journée d’audience à Londres sur l’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis s’est tenue aujourd’hui.

Les accusations du gouvernement américain reposent sur le fait qu’Assange aurait divulgué massivement des secrets d’État. Selon l’équipe juridique américaine, cela aurait mis en danger la « sécurité stratégique et nationale » des États-Unis. Ils font valoir qu’Assange, en aidant à voler et à publier des informations secrètes, ne peut être considéré comme un journaliste ordinaire.

Les allégations contre Assange

Les avocats ont soutenu que les actions d’Assange ont mis en danger de nombreuses personnes, les forçant à quitter leur domicile, à perdre leur emploi, voire à fuir leur pays. Ils ont insisté sur le fait qu’Assange a dépassé le rôle traditionnel d’un journaliste qui collecte simplement des informations.

Argument de la défense d’Assange

L’équipe juridique d’Assange a souligné que s’il était extradé vers les États-Unis, il risquerait une peine maximum de 175 ans, qualifiant cela de « peine sévère et disproportionnée ». Ils ont également affirmé qu’Assange pourrait être privé de son droit à un procès équitable s’il était transféré.

Par ailleurs, en raison de problèmes de santé, Assange n’a pas assisté à l’audience pour la deuxième journée consécutive.

Décision du tribunal

Le High Court a reporté son jugement à une date ultérieure, mais il semble improbable qu’Assange l’emporte. Aucun nouvel élément n’a été présenté lors des audiences cette semaine. En 2021, une cour inférieure avait bloqué l’extradition, craignant pour la santé fragile d’Assange et redoutant un traitement inhumain aux États-Unis.

Dans l’éventualité où les juridictions confirmeraient les décisions antérieures, Assange aura épuisé tous les recours au Royaume-Uni et ne pourra plus interjeter appel, ne lui laissant comme option que la Cour européenne des droits de l’homme.

Mise en cause des pratiques gouvernementales

Il est important de noter que Assange a publié, il y a près de quinze ans, plus d’un demi-million de documents secrets américains sur WikiLeaks, révélant des actes répréhensibles tels que la torture et le meurtre de civils par les États-Unis lors des guerres en Irak et en Afghanistan.

Soutien international

Dans toute l’Europe, des partisans ont organisé des actions en faveur de sa libération. Aux États-Unis, dix-sept chefs d’accusation ont été retenus contre lui pour violation de lois sur l’espionnage et complicité dans le piratage informatique gouvernemental.

Conclusion

Après avoir passé sept ans recherché, dont sept ans à l’ambassade équatorienne de Londres, Assange a été détenu dans une prison de haute sécurité en Angleterre. Sa famille affirme qu’il a beaucoup souffert physiquement et mentalement pendant cette période.

Si le combat en sa faveur est gagné, il pourra contester à nouveau son extradition. En cas de défaite, ses avocats pourront saisir la Cour européenne des droits de l’homme, bien que l’issue reste incertaine quant à l’extradition.

FAQs

1. Quelles sont les accusations portées contre Julian Assange?
Les accusations contre Assange concernent la divulgation de secrets d’État et la violation de lois sur l’espionnage.

2. Pourquoi les partisans d’Assange se mobilisent-ils dans plusieurs pays européens?
Les partisans d’Assange demandent sa libération en raison de son rôle dans la divulgation d’actes répréhensibles commis par les États-Unis.

3. Quelles garanties ont été fournies par le gouvernement américain pour l’extradition d’Assange?
Le gouvernement américain a assuré un traitement humain à Assange s’il était extradé vers les États-Unis.

4. Pourquoi Assange n’était-il pas présent à l’audience?
Assange n’a pas assisté à l’audience en raison de problèmes de santé.

5. Quelles implications une extradition vers les États-Unis aurait-elle sur Assange?
Une extradition vers les États-Unis pourrait entraîner une peine de 175 ans de prison pour Assange.

6. Y a-t-il eu des accusations antérieures en Suède contre Assange?
Oui, il y a eu des accusations de viol et d’agression en Suède, mais l’enquête a été finalement abandonnée.

Gilles Moreau https://belgiumtribune.be/

Journaliste chevronné depuis plus de 12 ans, j'ai couvert divers sujets allant de la politique nationale à l'économie mondiale. Autrefois affilié à des publications de renom, il apporte désormais son expertise à BelgiumTribune.be, analysant en profondeur les enjeux politiques et économiques qui façonnent l'avenir du pays.

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