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Deux mystérieuses femmes sous lOccupation Une histoire captivante par Romain Slocombe

Plongée dans l’Histoire avec « Une sale Française » de Romain Slocombe

*Une comparaison dérangeante entre deux femmes pendant la guerre
mondiale*

Toutes les collaborationnistes se valaient-elles ? Une femme ordinaire un peu naïve, embarquée malgré elle dans les rangs de l’ennemi, peut-elle être comparée à une agente de la Gestapo ? Dans le passionnant « Une sale Française », Romain Slocombe plonge au sein de l’autre « armée des ombres » – pas la Résistance, mais la collaboration avec l’occupant allemand.

Le romancier fait parler les archives : il s’appuie sur l’histoire vraie, pendant la seconde guerre mondiale, de deux femmes aux patronymes presque identiques. L’une, Aline Beaucaire, alsacienne, se retrouve, au gré de mauvaises rencontres, à frayer dans un milieu de bandits corses et de pronazis. L’autre, Aline Bockert, née en Suisse, est une collaborationniste zélée, tortionnaire, surnommée « la Panthère rouge », sûrement pour son goût du sang. Ces femmes sont-elles les mêmes ? La première joue-t-elle l’ingénue pour faire oublier la seconde ? Qui est réellement cette « sale Française » que la police recherche à la Libération ?

Le roman saute de l’une à l’autre, alternant le témoignage d’Aline Beaucaire – consigné dans un mémorandum rédigé en 1947, destiné au commissaire principal chargé du contre-espionnage – et les procès-verbaux d’enquête concernant Bockert. Dans ce jeu de miroirs où le vrai peut devenir faux à tout moment, le lecteur ne saura qu’à la toute fin où se situe la vérité.

Une double identité sous les feux de la rampe

Trouble, Aline Beaucaire semble surjouer l’innocence. Elle raconte sa vie de prolétaire, modeste employée d’hôtel tiraillée entre deux pays, la France et l’Allemagne, qui n’est nulle part chez elle. Comme dans les romans à l’eau de rose qu’on la soupçonne d’apprécier, elle tombe amoureuse facilement. Elle rêve de partir à Alger pour suivre un pilote ombrageux rencontré sur son lieu de travail. Aucune contradiction n’est opposée à son récit à la première personne, sauf les quelques notes prises par le policier qui examine son cas, sortes de didascalies qui mettent à distance ce plaidoyer pro domo maladroit. En revanche, le lecteur n’a accès à la deuxième Aline qu’à travers le prisme de la langue policière : désincarnée, Bockert est un spectre que l’on pense insaisissable. On suit son parcours criminel, qui croise parfois le chemin de Beaucaire.

Un témoignage captivant sur une période sombre de l’histoire

Ce livre ajoute une belle pierre à l’édifice minutieux que Romain Slocombe construit depuis plusieurs années autour de la collaboration : la série de romans noirs consacrée à l’inspecteur Sadorski, collabo notoire, antisémite maladif (six tomes, éd. Robert Laffont, 2016-2022), mais aussi « Monsieur le commandant » (NiL, 2011) et « La Débâcle » (éd. Robert Laffont, 2019). Une multitude d’approches pour raconter, au plus près de la réalité, toutes les facettes de cette période noire de l’histoire française. Et pour déjouer, toujours et encore, les apparences.

FAQs (Foire Aux Questions) sur « Une sale Française » de Romain Slocombe

1. Qui sont les deux principales protagonistes féminines de « Une sale Française » ?
Réponse : Aline Beaucaire et Aline Bockert.

2. Quelle est la particularité narrative du roman « Une sale Française » ?
Réponse : Il alterne entre le témoignage d’Aline Beaucaire et les procès-verbaux d’enquête concernant Aline Bockert.

3. Quel est le contexte historique du livre « Une sale Française » ?
Réponse : La seconde guerre mondiale et la collaboration avec l’occupant allemand.

4. Comment l’auteur Romain Slocombe aborde-t-il la thématique de la collaboration ?
Réponse : Il s’appuie sur des archives historiques pour éclairer la dualité de ses personnages.

5. Quel est le style narratif utilisé dans « Une sale Française » pour immerger le lecteur ?
Réponse : Un jeu de miroirs entre les témoignages des deux protagonistes.

6. Quelle est la conclusion de « Une sale Française » en termes de perception de la vérité ?
Réponse : Le lecteur ne découvre la vérité qu’à la toute fin, soulignant l’ambiguïté des personnages.

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