Découvrez les secrets financiers de la famille princière de Monaco

Claude Palmero, âgé de 67 ans, continue de courir sur les hauteurs de La Turbie, offrant une vue imprenable sur la principauté de Monaco. Cependant, en plein effort, des pensées noires traversent parfois son esprit. Ex-administrateur des biens (ADB) de la famille souveraine, il est désormais un collaborateur déchu et renié. L’ombre de la paranoïa semble le guetter alors qu’il se demande s’il a suffisamment vérifié ses arrières ou emprunté un itinéraire différent.

« Je ne suis pas parano, mais il m’a été dit : “Vous savez que vous combattez beaucoup de gens très puissants, on en a descendu pour moins que ça.” »

Ce personnage corseté par sa loyauté à Monaco, réticent à s’exprimer publiquement, préfère peser ses mots et se méfier du téléphone. Pour évoquer son histoire, il a fallu gagner sa confiance, consulter divers documents et vérifier ses dires auprès d’autres témoins, y compris l’avocat Thierry Lacoste.

Malgré sa loyauté envers Monaco, Claude Palmero semble remettre en question sa décision de succéder à son père en tant qu’ADB du prince. Accusé de détournement de fonds princiers, il clame son innocence : « Je n’ai jamais pris un centime. C’est une dénégation à 100 %. Je ne suis ni un corrompu ni un voleur, toutes choses invraisemblables dont la famille princière, pour qui je me suis dévoué deux décennies durant, m’accuse injustement aujourd’hui. »

Dans sa quête pour « rétablir [son] honneur », il a déposé plainte contre les membres de la famille princière, dénonçant un harcèlement constant et une volonté de nuire.

Loin d’être dans le besoin, Claude Palmero souligne son héritage paternel et sa capacité à faire fructifier son patrimoine. À l’époque de son travail pour la Principauté, il percevait un forfait mensuel de 12 000 euros en plus de ses émoluments en tant qu’associé du cabinet d’audit PwC, s’élevant à 1 million d’euros par an, ainsi que des revenus de son cabinet d’expert-comptable. Il est indéniablement millionnaire et dépense avec parcimonie.

Claude Palmero, autrefois un homme de l’ombre, se retrouve au cœur d’un thriller politique en passe de devenir une affaire d’État. Sa chute, depuis son éviction il y a sept mois, continue de susciter l’intérêt et l’étonnement.

Gilles Moreau https://belgiumtribune.be/

Journaliste chevronné depuis plus de 12 ans, j'ai couvert divers sujets allant de la politique nationale à l'économie mondiale. Autrefois affilié à des publications de renom, il apporte désormais son expertise à BelgiumTribune.be, analysant en profondeur les enjeux politiques et économiques qui façonnent l'avenir du pays.

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