Découvrez la raison choquante derrière la grève des personnels de léducation le jeudi

La ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques, Amélie Oudéa-Castéra, fait l’objet de vives critiques de la part des syndicats de l’éducation. Sa décision de scolariser ses enfants dans l’établissement privé Stanislas à Paris a suscité une polémique, alimentant ainsi le mouvement de grève prévu pour le 1er février.

Initiée en décembre par quatre syndicats, dont la FSU, FO, la CGT et SUD, la mobilisation s’est étendue pour inclure le SGEN-CFDT, l’UNSA-Education, le Snalc, ainsi que d’autres organisations représentatives. Les syndicats s’attendent à une forte participation à la grève, avec des prévisions allant jusqu’à 65% de grévistes à Paris.

Le mouvement de grève s’est élargi pour inclure des revendications plus larges, allant de l’école inclusive à l’opposition à la réforme du lycée professionnel. Les syndicats mettent en avant leur attachement au projet scolaire de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, exprimant leur opposition aux politiques qu’ils estiment favoriser un « séparatisme social » et nuire à la cohésion sociale et à la démocratie.

« We denounce policies that organize a form of social separatism and contribute to undermining social cohesion and our democracy, » they said.

La secrétaire générale du SE-UNSA, Elisabeth Allain-Moreno, a déclaré: « La semaine de rentrée de janvier a fait l’effet d’un lendemain de soirée déraisonnable aux personnels de l’éducation. On ne peut pas laisser tout faire contre l’école, on ne peut pas laisser tout dire », ajoutant que les enseignants demandent « du respect ».

Le mouvement vise également à attirer l’attention sur la crise que traverse l’école. « A l’instar de l’hôpital public, l’école publique n’est pas loin de l’effondrement et ne tient finalement que par la conscience professionnelle de personnels épuisés, » affirment la FSU, la CGT, SUD, l’UNSA et le SGEN-CFDT. Les enseignants veulent ainsi exprimer leur « ras-le-bol », selon Elisabeth Allain-Moreno.

Une étude du ministère révèle que la satisfaction professionnelle des personnels de l’éducation est à un niveau plus bas que la moyenne nationale, suscitant des mécontentements liés aux perspectives de carrière et au niveau de rémunération.

« Cette mobilisation fait suite aux alertes sociales que nous avons déposées dans chaque département fin 2023. Les conditions de travail des enseignants sont dégradées. On manque de personnels pour tout, en particulier pour l’inclusion scolaire, » a déclaré Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU.

Le mouvement de grève suscite ainsi des débats et des demandes de réformes au sein du système éducatif français, avec des revendications visant à améliorer les conditions de travail des enseignants et à garantir une éducation publique efficace et inclusive pour tous les élèves.

Gilles Moreau https://belgiumtribune.be/

Journaliste chevronné depuis plus de 12 ans, j'ai couvert divers sujets allant de la politique nationale à l'économie mondiale. Autrefois affilié à des publications de renom, il apporte désormais son expertise à BelgiumTribune.be, analysant en profondeur les enjeux politiques et économiques qui façonnent l'avenir du pays.

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