Découvrez la nouvelle adaptation vibrante de Nos bellessœurs par Tremblay

Un Chef-D’Œuvre Cinématographique Qui Fait Vibrer Les Salles

Cinquante-six ans après sa création, la pièce Les belles-sœurs, de Michel Tremblay, résonne toujours aussi fort dans l’adaptation cinématographique de René Richard Cyr. Le film multicolore, qui prend l’affiche vendredi au Québec, est porté par une distribution puissante menée par Geneviève Schmidt, renversante dans le rôle de Germaine Lauzon.

Il s’agit d’un premier long métrage à titre de réalisateur pour René Richard Cyr, qui était clairement l’homme de la situation pour s’attaquer à un projet aussi ambitieux, comme l’a souligné la productrice du film, Denise Robert, après la projection. En effet, le féru de théâtre connaît le répertoire de Tremblay par cœur, lui qui a mis en scène plusieurs de ses pièces et qui a incarné Hosanna avec brio en 1991.

Une Adaptation Haut en Couleur

Le film est d’ailleurs inspiré de l’adaptation théâtrale musicale Belles-sœurs qu’il a signée en 2010 avec Daniel Bélanger à la composition des chansons. Ce dernier a aussi créé la trame sonore de l’adaptation cinématographique.

« On s’est remis au travail, a expliqué René Richard Cyr devant les journalistes. Il a composé de nouvelles chansons et on a adapté les chansons existantes, parce que 4 min 30 sur scène, c’est formidable, mais à l’écran, c’est une éternité. »

Rappelons brièvement l’intrigue de la pièce de Michel Tremblay, qui demeure essentiellement inchangée dans le film : Germaine Lauzon, ménagère, gagne un million de timbres Gold Star, qui lui permettront de se procurer les appareils ménagers et les meubles dernier cri du catalogue convoité de l’entreprise.

Une Fusion Parfaite Entre Théâtre et Cinéma

Malgré la place laissée dans le film à la musique et aux chorégraphies, signées par le duo Team White, Nos belles-sœurs n’est pas une comédie musicale, a souligné René Richard Cyr. Ici, ces séquences agissent plutôt à titre complémentaire et elles sont assez espacées pour qu’on ne décroche pas sans cesse du scénario.

« Ce serait faux de dire que c’est une comédie musicale; j’ai essayé qu’on glisse dans les chansons. Quelques fois, elles viennent en rupture, mais ce n’est pas un musical, c’est un film, » a résumé le réalisateur.

Une Palette de Couleurs Éclatantes

Pour donner une cure de jouvence à l’œuvre de Michel Tremblay, René Richard Cyr et Denise Robert s’étaient entendus dès le départ pour éviter les couleurs ternes à l’écran. Les femmes dans le film sont toutes vêtues de couleurs éclatantes, qui se retrouvent aussi dans les décors et la direction photo.

« Tous les deux, on déteste le gris et le brun, a expliqué la productrice. Ces femmes-là ne veulent pas porter leur tristesse, leur malheur sur elles; leur fragilité est intérieure. »

Une Distribution Rafraîchissante et Actuelle

La modernité du film transparaît aussi dans la distribution, alors que René Richard Cyr a fait table rase de son adaptation théâtrale, à l’exception de Guylaine Tremblay, qui troque le rôle de Rose Ouimet pour celui de Thérèse Dubuc.

« C’était important pour moi de rajeunir la distribution, de permettre à une autre génération de comédiennes de prendre ces rôles-là, a expliqué René Richard Cyr. Il y a aussi des personnages qui se sont ajoutés, je pense entre autres aux papas et aux enfants. »

Des Thèmes Universels Qui Rétroagissent en Force

Même 56 ans plus tard, les thèmes de la pièce de Michel Tremblay – la sororité, l’importance de la communauté, la résilience – résonnent encore de nos jours, comme l’a rappelé en conférence de presse Anne-Élisabeth Bossé.

« C’est là qu’on voit que la pièce est géniale, elle passe l’épreuve du temps et des cultures. Il y a plusieurs thèmes : l’opulence, l’envie, l’abus, la violence psychologique et sexuelle, l’avortement, il y a plein d’affaires qui reviennent aujourd’hui, » a-t-elle résumé.

Un Message Actuel Sur la Condition Féminine

Selon Jeanne Bellefeuille, qui incarne Linda, fille de Germaine Lauzon, Nos belles-sœurs permet aussi de constater le chemin parcouru depuis les années 1960 en matière de condition féminine.

« C’est un beau reflet du chemin qu’on a fait depuis ces années-là. C’est facile d’être pessimiste aujourd’hui avec ce qui se passe dans le monde, mais j’ai eu ce rappel que dans le temps, on ne votait pas, on ne travaillait pas, on restait à la maison, on était complètement dépendantes de nos maris. Même s’il reste du chemin à faire, je trouvais que c’était un beau message. »

Questions et Réponses :

Comment René Richard Cyr a-t-il adapté la pièce Les belles-sœurs au cinéma?
René Richard Cyr a adapté la pièce en conservant l’essence théâtrale tout en introduisant des éléments cinématographiques pour donner une nouvelle perspective au récit.

Quels sont les thèmes universels abordés dans le film Nos belles-sœurs?
Le film explore des thèmes tels que la solidarité féminine, la quête du bonheur à travers la consommation, la résilience face à l’adversité, et d’autres sujets profonds qui résonnent avec le public contemporain.

Qui sont les actrices principales de cette adaptation cinématographique?
Geneviève Schmidt et Guylaine Tremblay figurent parmi les actrices principales de ce film, apportant une force et une profondeur significatives à leurs personnages respectifs.

Quel était l’objectif de René Richard Cyr en rajeunissant la distribution pour le film?
René Richard Cyr souhaitait offrir l’opportunité à une nouvelle génération de comédiennes de reprendre les rôles emblématiques de cette pièce tout en injectant une nouvelle énergie au casting.

Comment la musique est-elle intégrée dans le film sans en faire une comédie musicale?
La musique et les chorégraphies, bien que présentes, agissent de manière complémentaire dans le film, évitant ainsi les clichés associés aux comédies musicales, pour offrir une expérience cinématographique plus fluide.

Quelle vision artistique a guidé le choix des couleurs dans le film de René Richard Cyr?
Les couleurs vives et éclatantes ont été intentionnellement utilisées pour contraster avec des tons ternes, reflétant ainsi la résilience et la force intérieure des personnages féminins dans l’oeuvre.

Gilles Moreau https://belgiumtribune.be/

Journaliste chevronné depuis plus de 12 ans, j'ai couvert divers sujets allant de la politique nationale à l'économie mondiale. Autrefois affilié à des publications de renom, il apporte désormais son expertise à BelgiumTribune.be, analysant en profondeur les enjeux politiques et économiques qui façonnent l'avenir du pays.

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