Choc sur les marchés financiers la Fed déçoit les attentes de taux dintérêt

Nach la réunion de la Réserve fédérale américaine, les espoirs de taux ont été douchés par les marchés. À Wall Street, les actions ont considérablement chuté.

Il était convenu parmi les participants du marché que la Réserve fédérale américaine (Fed) ne toucherait pas aux taux d’intérêt lors de sa réunion d’aujourd’hui. Cependant, ils espéraient des indications plus claires sur les assouplissements attendus cette année. Cependant, les décideurs de la monnaie, dirigés par le président de la Fed, Jerome Powell, ont surtout souligné leur détermination à ramener l’inflation, qui était de 3,4 % récemment, vers 2,0 %.

Au moins, la Fed ne parle plus explicitement de la possibilité d’un resserrement de la politique monétaire.

Mais à la Bourse de New York, la déception prévalait, car la première réduction des taux pourrait désormais ne se produire qu’en mai. L’indice phare Dow Jones a reculé de 0,82 %, après avoir initialement atteint de nouveaux sommets record.

Les titres technologiques sensibles aux taux ont réagi de manière encore plus sensible. Le Nasdaq 100 a reculé de 1,94 %, en partie parce que des poids lourds technologiques comme Alphabet et AMD avaient déçu avec leurs résultats trimestriels.

Auparavant, de nouvelles données sur le marché du travail avaient en fait renforcé le scénario d’assouplissement. La création d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis a été nettement inférieure aux attentes en janvier. Selon le prestataire de services de marché du travail ADP, le nombre employés a augmenté de 107 000 par rapport à décembre, alors que les économistes tablaient en moyenne sur 150 000 nouveaux emplois.

Dans l’ensemble, tout cela a entraîné une certaine déception sur les marchés financiers.

La stratégie de lutte contre l’inflation de la Réserve fédérale a également un impact sur d’autres marchés. Par exemple, le prix de l’or a connu des fluctuations, la livre s’étant négociée pratiquement à un niveau similaire. Selon l’expert du marché Robert Rethfeld de Wellenreiter-Invest, une clôture de fin de semaine au-dessus du seuil de 2 100 dollars pourrait placer l’or dans une position favorable pour une reprise continue.

Les prix du pétrole, quant à eux, subissent une forte pression. Le prix d’un baril (159 litres) de Brent, la référence sur la mer du Nord, pour livraison en mars, s’est établi à 80,50 dollars en fin de soirée, soit 2,3 % de moins.

En matière de déclarations financières récentes, Microsoft a enregistré une hausse de près d’un cinquième de son chiffre d’affaires à près de 62 milliards de dollars au cours du dernier trimestre. Le bénéfice a augmenté d’un tiers pour atteindre près de 22 milliards de dollars. Le géant du logiciel, dont la capitalisation boursière dépasse trois billions de dollars, est la société la plus précieuse au monde. Cependant, suite à cette bonne nouvelle, une prise de bénéfices a commencé sur le Nasdaq.

Par contre, la maison mère de Google, Alphabet, est restée en deçà du consensus du marché : les activités publicitaires de Google, principale source de revenus du géant de l’internet, ont certes augmenté de onze pour cent pour atteindre 65,5 milliards de dollars au cours du dernier trimestre, mais ce n’était pas aussi rapide que ce que prévoyait Wall Street en moyenne. Les analystes s’attendaient en moyenne à 65,8 milliards de dollars.

En dépit des perspectives de ventes importantes pour les nouveaux processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle, AMD a à nouveau fourni des perspectives globalement décevantes. En raison de la faible conjoncture économique, le fabricant de puces a prévu pour le trimestre en cours un chiffre d’affaires étonnamment faible de 5,4 milliards de dollars, plus ou moins 300 millions de dollars.

Le constructeur aéronautique américain en difficulté Boeing a annoncé une perte de 23 millions de dollars pour le quatrième trimestre 2023, soit moins que prévu. Le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de dix pour cent pour atteindre 22 milliards de dollars. En raison de l’actuelle crise des problèmes techniques sur certains types de la série 737 MAX, le groupe n’a pas fait de prévisions à moyen terme.

Gilles Moreau https://belgiumtribune.be/

Journaliste chevronné depuis plus de 12 ans, j'ai couvert divers sujets allant de la politique nationale à l'économie mondiale. Autrefois affilié à des publications de renom, il apporte désormais son expertise à BelgiumTribune.be, analysant en profondeur les enjeux politiques et économiques qui façonnent l'avenir du pays.

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